Dungeonslayers version zombie 

Le système au cœur de Dungeonslayers, le Slay Engine, a donné naissance à quelques adaptations qui n’ont pas toutes vu le jour en français. Malheureusement. Mais ça ne va pas nous empêcher de vous en présenter quelques-unes ici

Au menu aujourd’hui: Zombieslayers et Corpseslayers.

Kalajel, à qui l’on doit ces deux très intéressants ouvrages, a mis en place tout ce qu’il faut pour récréer l’ambiance de siège et d’urgence dans lequel sont plongés les survivants d’une attaque de zombies, notamment les tables d’équipements de départ de Zombieslayers et les règles spéciales de Corpseslayers concernant les ressources, fournitures et munitions.
Le passage d’un système spécialement conçu pour des univers fantastiques à un monde apocalyptique  – bientôt post-apocalyptique – a nécessité des ajustements, notamment la création des nouvelles classes de base (bagarreur, fouineur et bricoleur), la disparition des sortilèges (tiens, c’est surprenant) et l’invention de talents appropriés.

Qu’est-ce que serait un univers de jeu sans ses propres monstres? Dans les sections dédiées à la maîtrise du jeu, Kalajel donne toutes les indications nécessaires pour créer des zombies sur mesure dans le plus pur esprit Dungeonslayers (avec des points).

Dernière particularité qui mérite le détour, c’est que le fameux Zombieslayers et sa suite très réussie sont basés sur la version 3.5 de DS.

A télécharger au format PDF, parfois zippés: 

NOTES – Les différences clés entre la version 3.75 et 4e édition

Les diffèrences majeures concernent les caractéristiques des personnages et quelques. A mon humble avis, l’esprit demeure le même. 

– Les Caractéristiques ont des fourchettes différentes: entre 2 et 10 pour la 3.75 et entre 4 et 8 pour la 4e édition.

– DS 3.5 comporte une valeur de combat de plus: l’Esquive (Dodge en anglais), composée de MOB + Ag – VA. Au combat, le joueur décide s’il renonce à attaquer pour appliquer le résultat d’un test d’Esquive à celui de son test de Défense. Dans la 4e édition, l’Esquive est couverte par le talent du même nom ou par l’utilisation des Points de carnage.

– La progression des niveaux diffère légèrement en ce qui concerne les paliers, il n’y a pas de classes de Héros 

– Les sorts et les talents ne sont pas les mêmes, même si certaines se ressemblent. 

Une toute petite règle pour des combats épiques

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Dungeonslayers a ceci de fantastique (sans jeu de mots) qu’on peut, après avoir joué quelques parties à peine, suivre l’action d’un combat mettant aux prises une vingtaine ou une trentaine de protagonistes sans trop suer…

Sans blague, essayez avec des figurines sur un plateau de jeu, le système est fluide et même avec les règles facultatives des Dés de la mort et des Points de carnage, les combats sont prenants (quoiqu’en pense mon ami Archelaian).

Mais soyons francs, il arrive qu’on en a marre de ramper dans de lugubres et fangeux donjons pour affronter de maigres hordes de créatures (Quoi? Que 30 gobelins, tu rigoles, on va te les hacher menus!)… Et vous avez revu le Seigneur des Anneaux (mais vous l’avez pas relu, hein?) et vous avez été ébloui par la trépidante bataille du Gouffre de Helm et la charge des chevaliers du Rohan…

Alors, comment faire pour créer des engagements épiques avec des centaines de combattants à Dungeonslayers?

Présentation

C’est tout l’objectif que se propose de remplir cette aide de jeu signée Mad Eminenz (non, aucun lien de parenté) et traduite par notre inénarrable Vik, dont les hordes de kobolds traducteurs ont travaillé sans relâche pour terrasser la bête.

La solution envisagée par Mad Eminenz est d’augmenter l’échelle des combats.

Les personnages, monstres ou créatures disposant de caractéristiques identiques sont «agrégés» dans des unités. Une figurine représente alors tous ces personnages. Les unités disposent des caractéristiques semblables à celles des PJs, PNJs et des monstres: Attaque, Tir, Défense, etc.

Les pertes subies par l’unité pendant la bataille se traduisent par des valeurs de combat réduites : une unité qui ne compte plus que 4 individus infligeant forcément moins de dégâts qu’une unité de 12 et se défendant aussi moins bien.

Discussion

La solution est intéressante, il suffit aux joueurs de quelques minutes pour saisir le système et les enjeux. Le Maître de jeu a toutefois bien du boulot en amont pour préparer les combats. Mais bon, est-ce que les notions de «épique» et de «spontané» peuvent s’accorder, je me le demande.

Un MJ habile peut certainement compléter les bases jetées par Eminenz.

Par exemple en introduisant des notions de moral et de retraite. Poursuivant l’exemple commencé ci-dessus, on peut aisément penser que quand on n’est plus que 4 sur une unité qui en comptait 12 au départ, on fait aussi moins les malins…

Et ensuite en trouvant comment intégrer les monstres uniques (qui a dit Smaug?), les héros et surtout les PJs dans ces batailles.

A vous de jouer, hehe!

A télécharger

Quelques règles pour conduire des combat de masse (PDF, 345 Ko)

Dungeonslayers a son forum en français… à vous de jouer!

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Sous les carapaçons brillants de mille feux, la grande horde des joueurs de Dungeonslayers attendait, drapée dans une réserve hautaine, l’ouverture de l’althing moderne: le forum dédié à leur jeu favori.

 

Le forum de Dungeonslayers vient de voir le jour. Il devrait permettre de discuter sur différents sujets.

Mais à voir la tête que fait celui en anglais… faudra se battre pour qu’il y ait un peu de la vie là-dessus.

Je ne peux donc que vous inviter à faire comme les Vikings juste là, à regarder vers l’avenir et à poster comme des malades vos éruptions créatrices, vos envies de traductions et vos idées fusantes.

Allez, 20 xp par nouvelle idée.

Des éditions électroniques de Dungeonslayers en français

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La toute première partie de Dungeonslayers, 1re édition. À gauche, St-Kennig écoute ses joueurs réclamer des règles plus étoffées, des talents et des sortilèges pour leurs personnages. 

 

Dans la série des réflexions sur les possibles de Dungeonslayers en français, je voudrais discuter avec vous de l’opportunité ou pas de distribuer les règles dans des éditions électroniques utilisables. En effet, le PDF qu’on offre maintenant n’est pas vraiment adapté aux écrans tout comme il n’est pas idéal pour l’impression.

Comme on ne dispose pas des droits d’exploitation commerciale – ce qui permettrait de distribuer  une édition papier, je vous laisse le soin de vous la fabriquer à la maison – je me dis que des éditions électroniques bien foutues permettraient de continuer à livrer les règles dans un format agréable et surtout utilisable autour d’une table de jeu.

Ces éditions pourraient disponibles dans les formats suivants:

  • Une version iBook pour iPad.
  • Une version ePub, Mobi ou je ne sais quel autre format pour liseuse électronique.
  • Une version HTML – pourquoi pas? –qui permettrait de faire une édition statique (et responsive design) du livre des règles.

D’ailleurs…

De quelle manière consultez-vous les règles, pendant et entre vos parties? Comment les distribuez-vous à vos joueurs (à condition bien sûr que vous ne suiviez pas ce blog simplement pour la beauté de l’art)?

Vous en avez fait une version imprimée? Vous l’avez tirée sur Lulu ou sur votre vieille Canon i560?

Quelle utilisation feriez-vous de ce document électronique? Est-ce qu’il y aurait des améliorations à apporter à l’édition actuelle avant de la passer sous une autre forme ? Le faites-vous déjà? Quelle est votre expérience? À quoi faudrait-il porter une attention particulière?

Une monstrueuse fiche de monstre pour Dungeonslayers

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Une bête immonde. Une bête prête à dévorer le monde. Cette aide de jeu traduite par Vik  présente un monstre de légende pour votre campagne.

Sans dévoiler tout ce qui se trouve dans cette aide de jeu, disons seulement que c’est un adversaire comme on en voit rarement dans les jeu de rôles aujourd’hui…

Si vous êtes comme moi, vous cherchez de manière obsessionnelle à pimenter vos parties par des rencontres et des combats équilibrés.

Dungeonslayers n’échappe à ce fantasme d’équilibre parfait. 

Le Facteur de menace, le FM, indique le nombre de niveaux nécessaires des PJs pour affronter avec des chances  équitables un «exemplaire» du monstre qui se trouve en face d’eux.

L’outil n’est pas parfait, mais après une centaine de combats dans mes différentes parties, il fonctionne plutôt bien. 

Il a toutefois ses limites. Comme je le faisais remarquer dans la première série de billets de ce blogue: des monstres inoffensifs seuls deviennent très dangereux à plusieurs et le FM ne mesure en rien cette augmentation exponentielle de la dangerosité tératologique (si si, j’insiste).

Or donc, le combat équilibré est pourtant un peu douteux si l’on envisage le jeu de rôle sous l’angle de l’histoire ou de l’héroïsme plutôt que de la pure simulation: comment cela se fait-il que les Ogres aient attendu les 5e et 6e niveau des PJs pour commencer de se pointer en bandes? 

Comment cela se fait-il que les Gobelins ne sont jamais moins de 50 maintenant qu’on a des boules de feu? A la première rencontre, ils n’étaient que 3… Ils se passent le mot maintenant? 

Mais voilà qu’il y a des monstres – un monstre! – qui échappent à cette recherche de l’équilibre parfait entre les PJs et leurs adversaires. Ils y échappent justement parce que leurs valeurs (de combat) sont complètement hors normes et qu’ils forcent l’irruption de l’histoire dans la partie.

C’est le cas du monstre légendaire que vous trouverez dans l’aide de jeu…

La légende du dévoreur de mondes (PDF, 257 Ko)

Un forum pour Dungeonslayers en français?

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La vibrionnante communauté francophone de Dungeonslayers a-t-elle besoin d’un forum pour permettre à ses pétulants membres de pratiquer une saine et productive émulation? La question est soumise à votre sagace intelligence.

Il y a des fois où j’aimerais bien connaître votre avis. Vous êtes plutôt nombreux à lire le blog, un peu moins nombreux à nous écrire et une poignée à faire des suggestions ou à contribuer directement. Je ne parle pas de Vik qui passe de longues semaines terré dans son laboratoire de langue d’où il sort avec la régularité d’un métronome des traductions d’obscurs et délirants fanwerks teutons. Pour notre plus grand plaisir.

Parmi les dernières suggestions reçues, je vous soumets la suivante:

La création d’un forum en français pour fédérer la communauté des maîtres et des joueurs de Dungeonslayers.

Ce n’est pas un sondage ou un appel à contribution que je lance ici. J’ai surtout envie de savoir ce qui vous branche, ce que vous trouvez profondément cool, sympa ou utile.

Ce forum me paraît une bonne idée. Même si l’actuel forum anglophone est à l’agonie (sérieux, vous êtes passé faire un tour dernièrement?), rassembler les fans francophones pourrait créer une certaine émulation, permettre d’échanger quelques idées et peut-être de démarrer des projets francos. Vous en pensez quoi?

J’allais tout de go en créer avec Proboards, quand un doute m’a saisi: est-ce que l’interface de ce machin est en français… Parce que genre, tu vois le souci quand le prochain admin s’y attaque… Est-ce que quelqu’un a une solution gratuite et sympa en français?

J’ai toute sorte d’autres questions qui m’assaillent – sans m’empêcher de dormir –, mais que j’aimerais discuter avec vous ici avant de les lancer. Un wiki dont on parle depuis longtemps, des fanwerks francos, une nouvelle édition électronique des règles. Mais ça, on en reparlera plus tard.

Allez, les comm’ c’est juste en dessous.

ABE

MadMalik

 

 

Tout le monde est malade de cette aide de jeu…

Danse_macabre_by_Michael_Wolgemut-640x544Vous ne nous en auriez pas cru capable, n’est-ce pas? Un jeu de mot légèrement débile pour présenter la plus récente aide de jeu traduite fiévreusement par notre increvable Vik… C’est qu’on voudrait voir ce petit billet gagner toutes les tables de jeu de Dungeonslayers comme une grippe en automne.

Sobrement intitulé «Les maladies», cette aide de jeu très bien faite – on le remarque à la parcimonie avec laquelle elle a été rédigée par Griefenklaue – donne au maître de jeu toutes les raisons d’infecter ses personnages.

C’est par exemple une bonne manière de leur rendre la vie plus difficile quand ils se montrent un peu trop coriaces. En effet, plus question de Reprendre son souffle après la bataille et les points de dommages dus à l’épuisement les guettent à chaque contour…

En prime, je vous en livre une infectieuse de maladie de mon cru (gniark, gniark, gniark!):

Grippe bleue, à cause de la couleur aigue-marine qui caractérise les glaires et les écoulements nasaux de cette sale grippe qui s’attrape dans les marais de Lyrkenfenn (avec tous les petits moustiques bleus qui y pullulent).
Virulence : -4 (+4, si l’on se badigeonne de bave de crapaud géant, un anti-moustique reconnu, 1 PA la dose), Incubation : +0 , Niveau : 4
Effets: La grippe bleue, outre les taches qu’elle laisse sur la peau et les vêtements, donne des éternuements à répétition. Les personnages atteints souffrent de -4 à tous leurs jets de Discrétion. Le nez et les oreilles bouchés nuisent aux tests de Perception liés à l’odorat et à l’ouïe.

Vous aussi, créez vos maladies. Et infectez les commentaires de vos maladies scrofuleuses, létales et contagieuses.

Les maladies (PDF, 225 Ko) 

Alors, vous voulez être un héros*

Vous avez toujours voulu avoir le talent Attaque dévastatrice pour votre guerrière genre Valkyrie, mais n’ayant jamais passé le 10e niveau, n’êtes jamais devenue un Berserkere (avec un e, ça fait plus féminin). Ce talent est toujours resté hors de portée de votre perso.

Vous avez joué un Magicien et rêvé mille fois de l’affubler du talent Magie du feu pour en faire un brûlant Elémentaliste…

Cette aide de jeu cherche à répondre au souhait des joueurs: leurs PJs atteignent rarement le 10e niveau, n’entament jamais leur carrière dans une classe de héros et n’accèdent donc pas aux talents tant convoités.

Pour remédier à cela, l’aide de jeu propose le talent Apprenti Héros 1 (IV). Le joueur attribue à son personnage ce talent et voit s’ouvrir à lui les talents dépendants de la classe de héros à laquelle il promet son personnage.

Les aptitudes spécifiques sont  aussitôt attribuées. Par exemple, un Apprenti Héros: Paladin accède aux sorts de soin comme le Paladin au niveau 10… Intéressant, je vois vos oreilles de grosbill se dresser.

Cela a pour effet de donner un peu plus de tonus aux personnages de bas niveau. Mais l’effet s’estompe arrivé au 10e.

Cette aide de jeu, si elle a ses vertus, n’est pas pourtant pas des plus claires. Et les exemples n’éclairent pas toujours le lecteur. En revanche le libellé du talent est assez net et son application stricte devrait généralement suffire pour rendre le jeu plus intéressant.

Apprenti Héros (PDF, 227 Ko)

* Si vous êtes geek (beaucoup) et vieux (un peu), vous vous souvenez peut-être du jeu vidéo Quest For Glory: So You Want To Be A Hero. Décidément, écrire fait parfois remonter des souvenirs à la surface.

Profession: bandit

MörderCette aide de jeu, traduite par Vik, s’attache à donner une tournure de hors-la-loi aux Guerriers et aux Eclaireurs parvenus au 10e niveau: le Brigand et le Pillard, deux classes de héros un peu spéciales.

Le Brigand est un Guerrier sans pitié qui a mal tourné: ses deux nouveaux talents sont Boucher (avec lequel il exécute ses adversaires déjà affaiblis) et Surprise! (qui lui donne un avantage certain en «boostant» son Initiative).

Le Pillard est un Eclaireur appâté par le gain qui jette le désarrois dans les rangs de ses victimes (avec le nouveau talent Créateur de chaos) et il a l’oeil pour repérer ce qui a de la valeur (avec l’autre nouveau talent Cupide).

Compliments à Vik, donc pour cette aide de jeu. Il ne l’aura pas volé.

Classes de bandits (PDF, 162 Ko)

Des tables, des tables, on ne sait plus où s’asseoir

Capture d’écran 2016-05-14 à 23.49.29.pngDungeonslayers est un jeu de table. Un jeu de rôle joué autour d’une table, certes, mais c’est surtout un jeu de tables (notez le pluriel).

Depuis des années qu’on vous gave avec des aides des jeu (presque toujours traduites par Vik, d’ailleurs s’il y a des volontaires, ce serait bien, ils peuvent nous écrire) et elles proposent toutes sortes de tables.

Des tables de rencontres aléatoires, des tables de donjons aléatoires, des tables de backgrounds pour vos personnages. Il y a des tables pour choisir la guilde à laquelle votre magicien appartient ou de quelle école provient votre guerrier.

Il y a même une table pour revisiter les clichés:  cette énorme aide de jeu sur les tavernes et auberges qui fera qu’aucun des troquets de votre pays imaginaire ne ressemblera à une autre.

Il y aussi les tables utiles: la progression des niveaux, les listes d’armes et d’équipements, les tables de tests typiques, les points de carnage, tous les modificateurs imaginables… des tables dans Dungeonslayers il y en a une centaine.

Et aujourd’hui, le doc qu’on vous livre, c’est une magnifique compilation de toutes ces tables, organisées et classées selon leur pertinence en un seul document, imprimable.

Un conseil: imprimez vos tables, glissez les pages dans des fourres plastiques et mettez le tout dans un classeur, vous avez un Dungeonslayers compact et utilisable sous la main. Je ne m’en sépare plus.

Juste un petit bijou.

Tables (PDF, 492 Ko)